Se noyer dans les préparations

Publié le par La Démone

La première année en poste est toujours difficile,

logique vu que l'on découvre le métier en temps réel. 

 

Ce matin, après une semaine d'arrêt, je m'en retourne au colège et je peux enfin mettre des mots sur ce qui me pèse. C'était tellement évident que je n'osais y croire. 

Je suis débordée, je voudrais faire tant de choses que je ne sais par où commencer et qu'au final, je ne fais rien du tout. S'ajoute à cela l'envie de passer le moins de temps possible à mon bureau pour profiter de M. l'Ange. 

L'envie de bien faire se heurte à une non-productivité qui fait que mon familier "Mestime" se réagle en me susurrant que je suis une mauvaise professeur, que je suis une incapable, une minable aussi bien dans ma vie professionnelle que dans ma vie intime. Il se délecte à me ronronner que je n'arriverai jamais à tout faire, que je devrais baisser les bras, que mes collègues vont me trouver faible...

M. l'Ange est adorable, il me force à mettre des mots sur mon malaise, à pleurer même, il me console et m'encourage mais il se sent impuissant et cela lui en compte. 

J'ai envie de me reprendre pour moi, pour lui, de retrouver le courage et la force que j'avais en début d'année. Mon médecin dit que le travail est aussi une thérapie, peut-être que le retour en classe m'aidera après une semaine de repos où j'ai franchement lâché prise pour me reposer. 

En route, je suis débordée mais je ne suis pas vaincue !

Bonne journée. 

Publié dans Vdp

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