Chroniques de mes études #3

Publié le par Mademoiselle La Démone

Au fil des ans, j'ai associé le capes à une pièce de théâtre (genre que je n'aime pas étudier) et jusqu'à l'an dernier, je rejouais l'acte I. Cet acte comprenant la préparation et le passage des épreuves d'admissibilté (d'écrits). 

J'ai mis quatre années à changer d'acte ! Et l'an dernier je partais perdante puisque c'était Inoesco qui était tombé en dissertation. J'avais même déclaré à qui veut l'entendre que si j'obtenais mon capes, j'achèterai - et lirais - les oeuvres complètes de Ionesco... Lors des résultats d'admissibilité j'ai hurlé de joie et je me suis préparée pour les oraux qui constituent l'acte II. 

Scène 1 : Réception de la convocation. 

C'est ma Maman qui m'a appelé pour m'informer que ma convocation été arrivée. Elle a pris soin d'en faire trois copies. J'avais encore du mal à réaliser la nouvelle qu'en lisant la lettre, je ne me suis étonnée de rien.

J'ai donc été convoquée le 1er juillet à Tours. Mon admission se jouerait donc un week-end... J'en ai plaisanté en imitant une conversation :

"Tu fais quoi ce week-end ? 

- Oh ! Moi... je serai aux épreuves orales du capes.

-Un week-end ?!

-Et pourquoi pas ? "  ...

 

 Scène 2 : Les préparatifs du voyage

Il a fallu, outre les révisions, constituer un dossier d'aide, réserve un hôtel, des billets de train. Je partais trois jours avant pour jouer la carte de la sécurité et je repartais trois jours après puisque l'organisme m'y autorisait.

Il a également fallu continuer la validation du master et surtout faire les voeux d'affection : tous hors de mon académie d'origine.

Le petit point négatif fut qu'en discutant avec une camarade nous en sommes venues à réaliser que si nous validions le concours mais pas le M2 nous ne serions pas stagiaire donc pas de boulot ! On garderait le bénéfice du concours un an, l'année durant laquelle nous aurions obligation de valider le M2 sinon nous perdrions tout... 

 

 Scène 3 : Les oraux

  • 28 juin : Arrivée à Paris, descente en voiture jusqu'à Amboise - chez la famille - pour deux jours de repos.
  • 1er juillet : Arrivée à Tours le matin. Je dépose ma valise à l'hôtel car ma chambre n'est pas encore libre et je pars me balader... Direction la cathédrale pour une prière. Je flâne en ville et fais quelques achats avant de me diriger vers le Lycée (mes achats ayant été déposé à l'hôtel cela va de soi). Dans la cours du Lycée, je retrouve d'autres candidats, des apprêteurs et apprêtrices se chargent de vérifier notre identité et notre convocation puis nous nous installons dans une salle. La réunion d'information est présidée par le président du jury, un homme sympathique qui nous expose clairement le déroulement des prochains jours. Malgré les petites plaisanteries de notre hôte, la pression augmente quelque peu car on a tous bien conscience de ce qui se joue durant ce week-end.
  • 2 juillet : Arrivée au lycée à 8h car convoquée à 8h10. J'y retrouve d'autres candidats avec qui je discute tranquillement et discrètement car d'autres sont déjà en préparation voire en passage. L'appel et la vérification se font dans la cour, puis à la file indienne on nous amène dans notre salle de préparation. 

Me voici devant la première épreuve : l'explication de texte ! J'ai le choix entre deux extraits : l'un issu de La Fin de Satan de Victor Hugo et l'autre d'Enfance de Nathalie Sarraute. J'ai vu la terre s'ouvrir sous mes pieds car Victor Hugo est un "monstre" de la littérature et à mon sens il ne faut le choisir que si l'on est un spécialiste de sa vie, son oeuvre et son siècle. Qui plus est la question de grammaire sur les temps verbaux ne m'inspiraient pas une réponse respectable, donc j'ai choisi Nathalie Sarraute sans grande conviction néanmoins.

Les 3 heures de préparation terminée, les apprêtrices nous dispersent silencieusement devant nos salles d'examen et c'est un membre du jury qui vient nous ouvrir la porte.

Ce fut une catastrophe, en attendant pour l'entretien je me suis dit que j'aurais mieux fait de dire ceci, de suivre telle démarche, bref j'ai stressé car je savais que je n'avais pas été à la hauteur. A l'entretien, j'ai sauvé les meubles comme j'ai pu mais je ne me suis absolument pas rassurée.

En quittant le lycée j'ai déjeuné avec des compagnons de galère et ensuite j'ai appelé ma tante à Paris pour savoir si je pouvais venir chez elle plus tôt et j'ai occupé mon samedi après-midi à chercher un billet de train et modifier ma réservation avant de m'avachir devant la télé (non non pas de mariage princier pour moi, juste des séries).

  • 3 juillet : J'ai hésité à me lever, persudée de ne pas avoir ma place. Néanmoins, je suis préparée en me disant que cela me servirait de base pour ma préparation de l'an prochain. Le même protocole dans la cours et après la préparation. J'ai eu à traiter un dossier sur la poésie surréaliste au lycée dans une édition 2011 (que j'essaierai d'avoir au passage ^^) et une question sur la mixité en projet de vie scolaire. J'ai eu une meilleure impression de mon travail et j'ai quitté le lycée plus détendue que la veille mais certaine de revenir l'an prochain. Je programmais déjà mon planning de travail dans le train qui me ramenait à Paris.

Prenant l'avion le mercredi suivant, j'ai profité un peu des soldes - eh oui il fallait bien se remonter le moral ! - et j'ai acheté des livres - pour ne pas changer !  

 

Je clôture ici l'acte II et l'article car il me semble déjà bien long.

Je vous retrouve au prochain article. 

Publié dans Vdp

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