Blues et procrastination

Publié le par Persephoneia

En ce moment je lis beaucoup les articles de Mia, elle a invité un blogueur, M. le Psy a discuté sur le blues et aujourd'hui elle vient elle-même parler de la procastination. J'ai donc eu l'envie de papoter aussi sur ces deux sujets, enfin deux vieux démons qui ont toujours partie de ma petite vie et qui s'avèrent être les plus farouches ennemis du blog. 
 
Le blues du blogueur ou la mésestime de soi

Autrui dans sa grande bonté a depuis très longtemps pris soin d'inscrire, dans mon coeur et mon esprit, au fer rouge et quasi indélébile, que j'étais ennuyeusement banale, complètement inintéressante et totalement incapable. Durant toute ma scolarité, Autrui m'a qualifié de "meuble" au vu de mes résultats et de mon implication, de fille "passe-partout" au vu de mon style vestimentaire, de fille "inexistante" au vu de mon style de vie. Bref, l'image que les autres me renvoient de moi n'a jamais été valorisante et surtout pas agréable pour la confiance en soi ! Au lieu de me battre, d'en sortir grandie, j'ai appris à vivre avec cette étiquette sur la tête, j'ai appris à : ne pas être digne d'intérêt, ne pas être celle sur qui on se retourne, à ne pas être celle qui réussit et que l'on félicité, ne pas être celle au passé de dingue positif ou négatif... non j'ai appris à être un meuble, à être invisible, à être un peu moins que lambda. Je passe sous silence les crises d'auto-destruction et d'auto-dérision pour en venir à l'impact sur le blog.

Quand j'ai commencé à blogger, bien entendu que j'avais l'espoir d'être lue et plus fou encore d'être appréciée ! d'être (re)connue ! Fol espoir vite tué par mes bons vieux démons. Bien entendu que l'envie de blogger a été et sera toujours subordonnée prof de français je suis mouahah à l'envie d'écrire que ce soit pour évacuer ou rêver, écrire est un besoin autant qu'une passion. J'écris donc pour moi, certes. Mais la motivation vient aussi du fait que ce qu'on partage, parle, plaise à Autrui. Et là, autant vous dire que j'ai vite oublié de regarder les stats sinon, je ne serais plus là... mais je garde en moi l'idée que personne ne me lit et que je suis insignifiante. 

Du blues à la procrastination

La mésestime de soi n'aide nullement à être satisfaite de ce qu'on produit : depuis petite, je n'aime pas ce que je crée de mes mains, mes cartes, dessins, pâtes à sel et tout le bric-à-broc sont toujours moches comparées aux autres, mes cours aussi sont tout moches face à mes collègues, mes tenues, mes ongles, bref tout y passe ! Je n'aime rien de ce que je suis, rien de ce que je fais ! Autant dire que pour écrire, c'est pareil, je pars battue d'avance ! Je lis les autres blogs et je me dis que c'est juste logique qu'on ne vienne pas me lire ! Je regarde les statistiques alors que le blog est encore jeune, genre la fille qui croit aux miracles ! et je me dis que jamais elles n'augmenteront logique si je n'écris pas. du coup, au lieu de sortir mon petit bloc-note à idées pour rédiger mes articles, au lieu d'apprendre à faire de belles photos, au lieu d'être motivée, rigoureuse et assidue ; je me laisse envahir par la peur d'écrire et je me dis que j'aurais du temps demain, qu'aujourd'hui ce n'est pas la priorité, et je suis certaine que vous avez des raisons de procrastiner qui vous viennent aussi à l'esprit. Le résultat est simple : le serpent se mord la queue !  

A maux connus, solutions trouvées

  1. Je me laisse guider par le plaisir d'écrire, par les autres blogueuses je n'y connais rien en beauté et mode, mais leurs partages m'aident à apprendre, par les spécialistes de la blogosphère. Bref, je vais puiser un peu de force dans Autrui !
  2. J'ai un soutien de choc maintenant : M. l'Ange et Melle la Fée, une famille qui me construit tout autant que je la construit. J'ai mon métier, ou du moins quelques têtes chérubines et diablotines qui parfois me disent merci du cours, de ma patience, de ma présence, et grâce suprême qui espère me voir l'année d'après ! J'ai de quoi être fière de moi et j'apprends à l'être.
  3. Je vais mettre en place une petite liste d'objectifs qui m'aideront à tenir sur le court, le moyen et le long terme. 

 

Et toi, quels sont les petits démons qui t'empêchent d'écrire comme tu veux ? 

Publié dans Les Coulisses du blog

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Claire 23/08/2014 21:18

Bonjour, je découvre ton blog au hasard du net, j'apprends à blogger moi aussi, pas facile. Comme toi je suis prof et j'ai un peu les mêmes questionnements ou centres d'intérêt que toi, le mariage excepté ! Le manque de confiance en soi et l'insatisfaction, on est nombreuses à les partager, je pense... Moi aussi je me soigne et avec l'âge ça se règle petit à petit ( non pas que j'ai un âge canonique non plus !!); Au plaisir d'échanger inter-blogs !!!

Sylvania 02/06/2014 11:52

Curieux comme je me retrouve dans ce texte.
Les mêmes démons qui conduisent sur le même chemin, pas facile d'avancer quand on doute de soi à chaque pas.
À quoi bon continuer d'écrire quand on se dit que les mots qu'on aligne ne valent rien comparé à ceux des autres, quand on n'a que de l'indifférence en retour. L'abandon d'un projet en cours de route renforce encore ce sentiment d'échec. Pourtant on continue, tant bien que mal...